L'"accident" survenu récemment à la
Société Générale est dans tous les esprits, tournés désormais vers les différentes enquêtes en cours. Compte tenu de la gravité du problème, on peut être confiant sur le fait que
les investigations seront très poussées et détermineront les responsabilités des uns et des autres. Les médias pourront alors commenter des faits avérés, ce qui sera toujours mieux que d'étaler
des premières pages sur l'identité et la vie du trader en question, ce qui fut leur réflexe premier, trahissant ainsi leur incompréhension totale de la situation. Sans présager des résultats de
ces enquêtes, on sent bien que le capitalisme financier connait aujourd'hui des dérives et des excès, nourris par la mondialisation, la puissance des moyens informatiques et de
communication, la pression aigüe de la rentabilité. Les produits financiers spéculatifs, les produits dérivés, existent depuis des décennies, mais les volumes
traités sont devenus tellement considérables qu'ils peuvent produire des dangers. Dans ce domaine, comment intervenir autrement que par la
puissance publique des Etats à l'échelle mondiale, afin de mettre en place des règles concertées de régulation ? Sujet majeur pour les prochaines réunions du G8...
par Phil
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Economie
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Les Bourses mondiales connaissent depuis quelques jours une
violente correction, dûe principalement aux conséquences de la crise des "subprimes" (prêts immobiliers à risque aux Etats-Unis) et aux craintes de récession économique
outre-Atlantique. Puisque l'histoire boursière est une succession de périodes de progression entrecoupées de corrections ("krachs"), il est frappant d'observer les comportements
des "acteurs" : les grands investisseurs inquiets vendent de façon "moutonnière" et entretiennent la contagion, les gouvernements des pays tiennent des propos
toujours rassurants, les banques et sociétés financières conseillent à leurs clients d'attendre et de s'efforcer de "faire le dos rond", quant aux
épargnants, ils s'inquiètent, reprochent à leur banque de ne pas avoir anticipé, et, au final, pour une large majorité d'entre eux, ne vendent pas.
La question centrale devient la crédibilité de l'investissement boursier aux yeux des épargnants. On passe beaucoup de temps à leur expliquer ce que devrait être la Bourse :
un réceptacle naturel de l'épargne, un investissement financier de long terme, une épargne à construire dans la durée en vue de la retraite. Et les épargnants de constater que le fonctionnement
de la Bourse ne correspond pas toujours à ce qu'on leur dit, mieux, de s'entendre dire que tel ou tel phénomène observé ponctuellement (volatilité, correction brutale, spéculation) est
"anormal", "inhabituel" ou "excessif"... Mais voilà, en attendant, ils constatent...
Quelles qu'en soient les raisons, est-il normal qu'un indice comme le CAC40, qui n'est pourtant pas réputé comme le plus volatile au monde, varie de + ou - 6 ou 7% en une seule journée ? Que
n'a-t-on mis en place des systèmes de régulation pour empêcher ces décrochages soudains ?
Compte tenu de l'organisation économique du monde, la Bourse est vitale pour l' Economie de chaque pays. Il faut sans doute mieux la protéger, par des mécanismes concertés au
plan mondial, sans quoi son image ternie ne séduira plus les épargnants.
par Phil
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Economie
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Pour l'heure encore peu connu du grand public,
Jo-Wilfried Tsonga a réalisé l'exploit d'atteindre la finale de l'Open d'Australie de tennis, performance plutôt rare pour un joueur français. Bien sûr, disputer
la finale de ce tournoi du grand chelem, puis confirmer par la suite, sera une autre paire de manches, mais le jeune joueur à déjà frappé les esprits par ses qualités
personnelles. Moins précoce que d'autres joueurs de sa génération (Richard Gasquet par exemple), souvent handicapé par des blessures, JWT semble aujourd'hui en mesure d'exprimer tout son
talent. Une très forte détermination, alliée à une certaine forme de détachement, semblent être les moteurs de sa réussite actuelle. A l'avenir, si les pépins physiques l'épargnent, et si sa
motivation reste intacte, le Tennis français tient à coup sûr l'un des plus grands joueurs de son histoire.
par Phil
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Sport
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Coincée entre la crise actuelle des marchés financiers et l'annonce du "plan banlieue", l'information s'est faite plutôt discrète : La France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits
de l'Homme pour avoir refusé l'adoption d'un enfant par une femme homosexuelle. Si le cas faisait jurisprudence, il confirmerait notre pays dans une évolution (+ ou - forcée)
entamée ces dernières années. En effet, c'est d'abord le code civil qui permet (sous conditions) à une personne seule d'adopter. Egalement la création du PACS
(Pacte Civil de Solidarité), au départ sujet à polémique, reconnait notamment la vie commune de 2 personnes du même sexe. Plus récemment encore, la Loi supprime les droits de succession entre
partenaires de PACS. Et aujourd'hui la CEDH (qui rappelons-le, est installée à Strasbourg) rend une décision contraire à une décision de 2002 : elle avait à l'époque débouté un homosexuel
français de sa demande d'adoption.
Cette "clarification" aura au moins le mérite de sortir de l'hypocrisie la plus totale : une personne célibataire n'aura plus à cacher son homosexualité pour formuler une demande d'agrément.
Doit-comprendre que demain, refuser une adoption à un couple homosexuel au seul motif de sa préférence sexuelle, sera considéré comme une discrimination
?
par Phil
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Société
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L'expression est galvaudée, mais se vérifie encore : les réactions sont vives après l'annonce par le(s) sélectionneur(s) de l'équipe de France de
Rugby, des noms des joueurs appelés à jouer le 1er match du tournoi des VI Nations. On s'étonne de l'absence de joueurs renommés (Papé, Mignoni, Harinordoquy...), de la présence de
nouveaux jeunes joueurs (issus de clubs moins médiatiques, tels que Montpellier, Albi), de la non-sélection de Sébastien Chabal.
Sans avoir disputé le moindre match, cette sélection est déjà mise en doute, critiquée, par certains journalistes sportifs ou observateurs.
A l'inverse on pourrait se féliciter du fait que :
- la notoriété ou l'image médiatique d'un joueur ne fait pas sa sélection,
- le prestige du club dans lequel on joue ne constitue pas à lui seul un critère de choix.
Alors bonne chance aux Brugnaut, Mela, Parra, Trinh-Duc, Ouedraogo, Malzieu... et bon courage à l'encadrement de cette équipe, ils vont en avoir besoin !
par Phil
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Que celui
qui n'a jamais ressenti cette sensation me jette la première pierre : se sentir "pris" par une émission de TV, un reportage, un débat, une interview... on a du mal à décrocher alors que l'on doit
partir par exemple, où aller se coucher... Plus grave, quand à la puissance du média TV s'ajoute la finesse de communication de nos élites politiques (qui tend parfois à la manipulation), qu'ils
soient Président de la République, Ministres, Députés, porte-parole, chefs de parti, leaders d'opposition etc... comme ils parlent bien ! (vrai, juste) et comme ils ont raison !
Alors il nous faut lutter, résister à l'envoûtement... Entre autres, Internet peut y contribuer.
Au-delà des clivages politiques ou idéologiques habituels, on se rend compte que l'opinion est souvent partagée sur des sujets de société pour lesquels chacun se forge une idée du
minimum à atteindre ou du maximum à ne pas dépasser. Les opinions s'expriment alors en fonction du "positionnement du curseur" décidé ou envisagé par les pouvoirs publics. Font débat à l'heure
actuelle ces sujets de société sur lesquels on positionne le curseur trop bas ou trop haut selon les conceptions de chacun :
- consommation de tabac : fallait-il aller jusqu'à l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics ?
- prévention routière : faut-il rehausser le niveau de répression par la multiplication des radars automatiques ?
- sport : faut-il aller plus loin
dans le développement du sport-business, et encourager par exemple les introductions de clubs de football en Bourse ?
- retraites : faut-il
dès-à-présent prévoir un âge légal de départ en retraite à 61 ans pour tous, faut-il procéder plus progressivement ?
Sur ces thèmes, dont la courte liste est loin d'être exhaustive, on a l'impression que les pouvoirs publics "placent le curseur" à l'endroit où le seuil de désaccord de l'opinion
paraît gérable...
par Phil
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En 2007 (bientôt 2008) des gens sont exlcus de la société au point de vivre dans la rue, ou, pire, n'ont pas de toit alors qu'ils occupent un emploi
("travailleurs pauvres"). Les chiffres font peur et traduisent une terrible réalité trop peu modifiée ces dernières années en dépit des actions publiques menées. Souvenons-nous de la "fracture
sociale" de Jacques Chirac, de "l'objectif zéro SDF" de Lionel Jospin, ou du "plan massif en faveur du Logement" de Jean-Louis Borloo. Pour couronner le tout en cette période où le froid sévit
dans notre pays, on découvre que des logements "à loyer modéré" sont en fait indûment occupés par des foyers aux revenus confortables, ou en tout cas bien au-delà des normes prévues. Le Directeur
de Cabinet de Christine Boutin est poussé à la démission pour avoir sous-loué un appartement dont il bénéficiait à loyer (très) modéré. La France des privilèges montre à cette occasion un autre
de ces visages.
Plus que jamais en matière de logement, on peut légitimement s'interroger sur l'efficacité de mesures gouvernementales mises en oeuvre "par en
haut". Comment justifier qu'autant de foyers, y compris actifs, soient dépourvus de logement décent ou de logement tout court, alors que dans le même temps des appartements à objet locatif (ou
dits de "défiscalisation") notamment des villes moyennes, sont vides de locataires ? Pourquoi ne pas imaginer une politique du logement conduite au niveau du Département, ou de
la Région, afin de coller davantage aux besoins locaux ? Les collectivités locales, dans le cadre du mouvement moderne de décentralisation, ne pourraient-elles pas avoir
compétence dans ce domaine ? Le financement, qui resterait assuré par l'Etat, ne serait-il pas mieux utilisé ?
par Phil
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Une des formes d'expression actuelles (regrettable pour le coup) de l'opinion est que l'on veut tout, tout de suite, pour soi-même, et que l'on rend volontiers
autrui responsable de son insatisfaction, notamment quand il s'agit de l'Etat. Les catégories, de toute nature, revendiquent, exigent, protestent. A titre
d'exemple, aujourd'hui, on assiste même à des mouvements d'humeur de supporters d'équipes de football, qui exigent des résultats, menacent de boycott, vitupèrent le pouvoir sportif.
Ici ou là, on veut plus (d'argent, de pouvoir d'achat, de reconnaissance, de droits...) ou moins (de contraintes, de charges, d'impôts...) ; le défilé permanent
des catégories qui mettent en cause les pouvoirs publics s'exprime dans les médias de tout bord.
Nos gouvernants se retrouvent de fait sous une pression accrue du résultat à court terme, et sont acculés à envoyer des signaux "catégoriels". Difficile dans ces conditions de
travailler sur le fond des questions, et d'articuler des politiques de moyen terme tournées vers l'avenir...
par Phil
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Société
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La visite du Président Lybien en France suscite inévitablement de nombreuses questions, y compris idéologiques, dont l'opinion s'est emparée. Notre mémoire collective marquée par
l'odieux terrorisme passé et une forme de totalitarisme, se heurte à l'expression actuelle de la "realpolitique". Il paraît impossible de prendre le recul nécessaire pour juger ce que l'Histoire
jugera sans doute pour nous.
par Phil
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