
On ne sait plus très bien ce que ce mot signifie aujourd'hui tant il regroupe des réalités diverses. En tout cas c'est un fait, et ce n'est pas nouveau, la
situation est grave dans les banlieues. Certains quartiers concentrent tous les maux de notre société contre lesquels il faut lutter : le chômage, l'exclusion,
la précarité, l'inégalité hommes-femmes, le racisme, l'insécurité, la pollution. Ces maux qui rongent une société et la délite un peu plus chaque jour. Les solutions ne sont sans doute pas
très originales mais doivent s'appuyer équitablement sur 2 principes :
la prévention et la responsabilisation.
- La prévention, c'est la recherche de politiques plus efficaces notamment en matière de logement, d'aménagement du territoire, d'infrastructures, mais aussi une meilleure
formation des forces de l'ordre qui travaillent dans les quartiers,
- La responsabilisation des personnes concerne l'éducation, l'aide sociale conditionnée, la participation des habitants à des comités de quartiers.
Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant d'enregistrer de vrais résultats ?
par Phil
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Société
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A des fins de clarté et de plus grande
efficacité, on aimerait que l'initiative publique soit parfois plus tranchée. Au lieu d'amender, d'aménager, d'adapter (ce qui,
soit dit en passant, provoque ainsi une surabondance de lois), on pourrait peut-être... supprimer. A titre d'exemple, l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune)
est un impôt certes symbolique mais pour lequel chacun reconnaît que :
- il coûte plus cher (en recouvrement) que ce qu'il rapporte (!),
- il a favorisé (et favorise toujours) la fuite de capitaux à l'étranger,
- il peut apparaître inadapté dans bien des cas : "syndrome de l'île de Ré".
Résultat des courses, aujourd'hui l'ISF est maintenu mais :
- il est plafonné (mécanisme du plafonnement en fonction des revenus),
- il est réduit par le bouclier fiscal (autre mécanisme de limitation),
- il se voit abaissé par d'autres dispositifs spécifiques (investissements PME, FIP etc...)
Alors, c'est la course en avant, les contribuables ISF n'ont pour autre stratégie que de bénéficier de l'un de ces dispositifs, afin de payer moins. Et si l'on faisait plus simple ?
par Phil
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Economie
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Le commun des mortels ignore à peu
près tout de la vie d'Ingrid Betancourt et de ce qu'elle représente pour la France. Pour autant l'opinion s'émeut, à juste titre, du sort réservé par les Farcs à l'otage
franco-colombienne. Comme si c'était une part de notre pays voire une part de nous-même qui était retenue contre son gré en terre hostile. Le fait qu'il s'agisse d'une femme renforce la dimension
dramatique de cette captivité. Notre mémoire collective est malheureusement imprégnée de cas de prise d'otages français à l'étranger. Beaucoup d'entre nous ont en tête les visages des otages du
Liban au JT dans les années 80. Aujourd'hui, des preuves de vie d'Ingrid Betancourt ont été rendues publiques. Espérons pour elle qu'il s'agisse d'un début de processus politique qui connaisse un
heureux dénouement.
par Phil
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Politique
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Vendredi 30 novembre 2007
Il est sans doute bien Français de vouloir le changement et dans le même temps que rien ne change. Cette mentalité serait entre autres à l'origine des difficultés de notre pays à se
réformer efficacement. Confrontés à la quadrature du cercle, les gouvernants tentent de gérer bon an mal an les déséquilibres et difficultés qui apparaissent. Jusqu'au moment où,
confronté à des problèmes de fond devenus inéluctables (vieillissement de la population, dette publique, déficits, décalages de situation avec nos voisins européens etc...), le pays n'a d'autre
choix que de mettre en oeuvre des actions restrictives, souvent afin de réaliser des économies. Ce qui nourrit l'impopularité de la réforme...
par Phil
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Société
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Vendredi 30 novembre 2007
En matière électorale, ou,
plus largement, en politique, l'offre (les élus ou futurs élus) est confrontée à la demande (les électeurs) pour former un "marché" diversifié et mouvant. Face à une demande plutôt atone ces dernières années, la sophistication de l'offre atteint des niveaux que seule une large
médiatisation rend audible et visible. On peut avoir l'impression que la posture, adoptée par chaque segment, prend le pas sur les convictions défendues par les différents
mouvements politiques. Les exemples sont légion et l'un des plus récents est celui de l"'ouverture" sur des listes de candidats aux élections municipales dans de grandes villes. Des personnalités
de droite, de gauche et du centre sont regroupées dans une même équipe, afin d'incarner le dépassement des clivages et la diversité de pensée. Résultat ? Electeurs déboussolés ou retour aux urnes
assuré ?
par Phil
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Politique
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Aujourd'hui bon nombre de sports sont des disciplines professionnelles, médiatiques, dans lesquelles les clubs ressemblent de plus en plus à des
entreprises du secteur marchand. Il n'est pas question d'aller contre cette tendance, implacable, mais de bien examiner certains côtés négatifs et dangereux d'une telle
situation, afin de prendre des mesures utiles. Entre autres, l'afflux d'argent dans le football, puis dans le rugby, notamment, a entraîné le développement de la "profession" d'agent
sportif (ou agent de joueur). Négociation de contrats, transfert dans un autre club, gestion de l'image du sportif, des agents toujours plus nombreux ont su se rendre incontournables
auprès des professionnels de leur sport. Face à de (jeunes) joueurs, disons-le, souvent inexpérimentés, influençables, des agents ont pu faire passer les considérations financières avant les
aspects sportifs. On n'entend plus parler, à l'heure actuelle, de la nécessité de règlementer cette profession, mais sans doute est-il urgent de le faire ; l'image de beaucoup de
disciplines aurait à y gagner.
par Phil
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Sport
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Chacun s'accorde à dire que notre pays est soumis à une fiscalité complexe, à plusieurs étages. Impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, TVA, et CSG en sont les
principales composantes et les principales "lignes " des recettes budgétaires de l'Etat. La CSG (Contribution Sociale Généralisée) a vu son taux progresser de façon très
significative ces dernières années, sous les gouvernements de droite comme de gauche, et son assiette s'élargir. Ajoutée à la CRDS (Contribution au remboursement de la Dette Sociale) et aux PS
(Prélèvements Sociaux), elle constitue aujourdhui une "sauce" de 11% qui frappe les revenus d'activité (salaires, dividendes...) comme les revenus du patrimoine
(revenus fonciers, revenus financiers, produits d'épargne etc...) et représente une manne considérable pour les recettes publiques. En très résumé, notre pays s'est efforcé ces dernières années
de rester le plus compétitif possible au plan fiscal, vis-à-vis de nos voisins européens notamment, par conséquent les taux et barêmes d'imposition ont plafonné où ont
été abaissés. Mais dans le même temps la France a eu et a toujours le besoin impérieux de financer ses prestations sociales, au sens le plus large, et de faire face à une dette publique de plus
en plus préoccupante. Ainsi la fameuse Contribution Sociale Généralisée (la bien nommée) a régulièrement augmenté et devrait continuer de progresser dans les années à venir. "Géniale invention"
qui touche les salaires, les retraites, comme les intérêts du "bon vieux" Plan d'Epargne Logement.
par Phil
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Dimanche 18 novembre 2007

Notre pays est une fois encore perturbé par des mouvements de grèves dans les transports, mouvements motivés par un désaccord sur la réforme
des régimes spéciaux de retraite. Quelle que soit l'origine du conflit, on a l'impression de revivre le même scénario à chaque mouvement social : un jeu de rôle dans lequel
chacune des parties prenantes (directions d'entreprises publiques, syndicats, gouvernement, médias) reste dans une posture. Plusieurs questions se posent ainsi sur la représentativité des
syndicats, l'efficacité d'un service minimum, la politisation des contestations sociales. Mais il y a sans doute plus grave et plus problématique : notre propre mentalité, frein
principal à bon nombre de réformes.
par Phil
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L'image du tennis, sport qui défraye généralement peu la chronique, souffre actuellement d'un scandale lié à la révélation de matchs "arrangés". Des sites de
paris sportifs en ligne sont en cause dans ces pratiques.
L'afflux d'argent conjugué à la pression du résultat engendrent des dérives dans les sports individuels comme collectifs : matchs truqués, affaires de dopage, agents indélicats, transfert de
joueurs douteux, blanchiment.
Les investisseurs et les annonceurs restent persuadés que les stades, les courts, et les circuits continueront d'attirer spectateurs et téléspectateurs. Pour combien de temps ?
par Phil
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Tout bien considéré, on passe beaucoup de temps à nous expliquer ce que l'on pourrait ou devrait faire pour pallier le coût élevé du
carburant. Le prix du litre de gazole ou d'essence constitue un grave problème car :
- il grève sensiblement le budget des ménages, et risque donc de peser sur leur consommation et ainsi sur la croissance (ah la croissance...),
- il met en difficulté voire en péril certaines activités, liées au transport,
- il renchérit les prix de certains produits manufacturés et influence ainsi toute la chaîne des prix.
Les alternatives au pétrole cher apparaissent aujourd'hui bien dérisoires et laissent les ménages pour le moins circonspects :
- le co-voiturage ? Encore plus difficile à développer aujourd'hui avec la flexibilité des temps de travail,
- les biocarburants ? Véritablement opérationnels dans combien de temps et à quel coût ?,
- les modes de transport alternatifs et transports en commun ? Inopérants en milieu rural et dans les petites villes,
- des véhicules moins polluants et moins gourmands en carburant ? Le prix d'achat de ces véhicules pose question.
L'imagination des pouvoirs publics devra être assez considérable pour l'emporter sur la résignation face à un problème géopolitique mondial.
par Phil
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