Samedi 27 octobre 2007

argent-014.gifDepuis quelques années on assiste à un dialogue de sourds, de plus en plus prononcé, entre les pouvoirs publics et les ménages, sur la question du pouvoir d'achat. Les Français crient leur capacité de consommer aujourd'hui réduite, dénoncent le caddie de supermarché de plus en plus onéreux et la stagnation de leurs revenus. Les élus et organismes de conjoncture répètent à tout va que l'euro n'a pas été un facteur d'inflation, et que l'observation des indices de prix montre une progression très limitée de ceux-ci.
L'épineuse question du pouvoir d'achat est un sujet sensible et crucial, à notre époque où le mot de croissance est sur toutes les lèvres. Cette question, avant tout d'ordre économique, est également fortement liée à la psychologie du consommateur qui sommeille en chacun de nous.
- On a tendance à occulter certaines dépenses aujourd'hui devenues incompressibles dans les foyers : le budget consacré, par famille, aux abonnements Internet, téléphonie mobile, et télévision par satellite, est souvent supérieur à 100 E par mois, alors qu'il était inexistant il y a encore quelques années,
- En outre, les esprits sont marqués par l'augmentation très significative de l'immobilier (loyers pour les locataires, prix d'achat au m2 pour les accédants à la propriété) et du carburant, poste de dépenses très important au sein d'une famille,
- Par ailleurs, certains produits ont sans conteste fortement augmenté ces dernières années, sans que l'on puisse en déduire que le passage à l'euro en soit responsable : on pense aux produits d'hygiène (augmentations de 50% à 100% en 5/7 ans pour certains d'entre eux).
Tout le noeud du problème est de développer le fameux pouvoir d'achat des Français, en direction, si possible, de produits domestiques, afin de ne pas aggraver notre déficit commercial. Quand on pense que dans le même temps, la lutte contre le chômage est, à juste titre, une autre priorité, on devine la complexité de la tâche qui attend notre pays par ailleurs en proie à des déficits et une dette élevés...

par Phil publié dans : Société communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Samedi 20 octobre 2007

Raphael.jpgN'en déplaise aux éternels insatisfaits et aux blasés du sport et de la vie, il subsiste une catégorie de sportifs de haut niveau voire de champions, qui ont gardé et cultivé l'amour du maillot et la fierté de représenter leur pays, avec le souci constant du meilleur résultat possible. Raphaël IBANEZ (futur-ex ?) capitaine du XV de France fait sûrement partie de ceux qui rêvaient d'une meilleure issue pour les Bleus lors de cette Coupe du Monde. On devine dans ses propos pourtant tout en retenue et en pudeur, les sentiments qui doivent animer ce joueur exemplaire.
Au-delà des statistiques (oui, la France n'avait jamais perdu 3 matches lors d'une Coupe du Monde de Rugby ; oui, les Bleus ont bien encaissé 5 essais lors de la petite finale contre l'Argentine), la détermination et l'envie de bien faire de certains de nos joueurs dont Raphaël, doivent forcer notre respect, même si les résultats n'ont bien sûr pas été ceux escomptés.
L'Argentine a été supérieure, dans le jeu comme en roublardise, saluons son succès.
Et merci Raphaël pour tout ce que tu as apporté.

par Phil publié dans : Sport
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Jeudi 18 octobre 2007

bulles.gif 




L'omniprésence et l'omnipotence des grands médias plongent de plus en plus l'opinion dans l'incrédulité ou la désinformation. Pire, quand certaines élites, rompues aux effets médiatiques, utilisent les médias dans un but bien précis, cela tient de la manipulation.
Présomption d'innoncence bafouée, nominations annoncées bien avant la date officielle, tranches de vie privée de personnages publics, vrais-faux procès en diffamation, livres "vérité" etc... 
Stop, on n'en peut plus !

par Phil publié dans : Société communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Mercredi 17 octobre 2007

ballon-rugby.gif
La défaite du XV de France face à l'Angleterre, en demi-finale de la Coupe du Monde de rugby, est évidemment source d'une grande déception. Ce sentiment très légitime justifie-t-il pour autant la multiplication des critiques vis-à-vis du sélectionneur ? On reproche à Bernard Laporte ses choix de joueurs, l'absence de fond de jeu de son équipe, son manque de sens tactique, ses amitiés particulières, ses contrats publicitaires... Osons dire que le futur-ex sélectionneur, comme tout un chacun, peut commettre des erreurs, et ne détient pas la vérité absolue ! Rappelons simplement qu'à l'ère du rugby professionnel et médiatique, dans lequel le niveau entre les équipes se resserre :
- la 2ème place, en poule, de l'équipe de France, est dûe à une interception de balle, c'est-à-dire à quelques centimètres (passe de Martin interceptée par l'Argentine lors du 1er match),
- la victoire des Bleus en quarts de finale face aux All Blacks se joue sur une passe en-avant (de quelques centimètres là encore),
- la défaite du XV de France en demi-finale est une nouvelle fois question de centimètres (Vincent Clerc rattrapé tout près de la ligne d'essais).
Les péripéties de jeu, par définition imprévisibles, ne constituent pas des enseignements à tirer sur ce qu'il aurait fallu faire ou ce que l'on aurait pu essayer.
Si le XV de France est passé tout près de la finale de "sa" Coupe du Monde, c'est parce qu'une poignée d'Anglais déterminés avaient décidé de l'en écarter.

par Phil publié dans : Sport communauté : Autour du Sport
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Dimanche 7 octobre 2007

dusautoir.jpg


La victoire du XV de France contre la Nouvelle-Zélande, en quarts de finale de la Coupe du Monde Rugby (20 - 18), est l'un de ces grands événements sportifs qui crée à travers le pays une joie collective et une saine fierté nationale. Sans doute aussi inattendue que la victoire du XV de la Rose (prochain adversaire de la France en demi-finale) contre l'Australie, le succès des Bleus marque les coeurs et les esprits pour plusieurs raisons :

- battre les All Blacks est une rareté en soi, la dernière victoire remontant à 1999,
- les Français, "délocalisés" à Cardif pour ce match, retrouveront le public français pour la demi-finale de "leur" Coupe du Monde,
- le scénario du match, haletant, qui  n'a vu les Français prendre le score que quelques minutes avant le terme de la partie.
Rien n'est écrit à l'avance, surtout pas le résultat d'une rencontre sportive ; les commentaires "éclairés" de certains observateurs avant la rencontre sur les choix de l'encadrement, la tactique employée, apparaissent bien dérisoires.
 
Les Bleus ont signé une performance collective hors norme, dans laquelle Thierry Dusautoir a fait étalage de tout son talent, lui qui ne doit sa sélection pour la Coupe du Monde qu'au forfait d'Elvis Vermeulen. 
Immense bravo aux Bleus et vivement la suite !

 

par Phil publié dans : Sport
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Mercredi 3 octobre 2007

eads.jpg Vendre (en masse) des actions d'un grande société française côteé en Bourse, parce que l'on sait, de façon privilégiée, que cette société va connaître des difficultés, c'est répréhensible par la Loi, et cela s'appelle un délit d'initié.
Les soupçons qui pèsent à l'heure actuelle sur les dirigeants d'EADS sont graves car :
- les montants évoqués sont considérables et ternissent l'image d'une société qui connait des difficultés, dans un secteur d'activité pourtant stratégique pour notre pays,
- l'Etat, actionnaire d'EADS, est mis en cause, car s'il n'a lui-même pas vendu de titres au moment critique, il n'a en revanche pas pu ignorer que certains investisseurs vendaient leurs actions,
- le scandale entretient une nouvelle fois le syndrome "tous pourris".
Un délit d'initié est difficile à prouver, car si la vente des actions est aisée à déterminer, rapporter la preuve que les personnes en cause détenaient bien des informations privilégiées et les ont utilisées, est plus délicat. Quel que soit le résultat des enquêtes à venir, l'affaire laissera inévitablement des traces dans l'opinion et renforcera le sentiment de défiance vis-à-vis des dirigeants politiques et économiques.

par Phil publié dans : Economie
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Mercredi 3 octobre 2007

justice.jpgCertains procès, trop médiatisés, foulent aux pieds la présomption d'innocence, et traumatisent l'opinion. D'autres au contraire, en grande partie grâce à l'exposition médiatique, mettent sur le devant de la scène de graves problèmes de société.
Un homme de 86 ans a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir mis fin à la vie de son épouse gravement atteinte de la maladie d'Alzheimer. Troubles de la mémoire, agressivité, incontinence... le quotidien de ce couple devait être abominable, et le décés de l'épouse peut apparaître comme une délivrance (voire comme un acte d'amour). Mais voilà, il s'agit bien d'un meurtre. C'est un crime, d'où la condamnation. Mais la peine est symbolique, et sans doute adaptée à la Justice des hommes.

par Phil publié dans : Société
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Dimanche 30 septembre 2007


Défense de fer, talents individuels, faculté à contrer l'adversaire, l'Argentine a impressionné tant ses adversaires que les observateurs, pendant cette 1ère phase de Coupe du Monde de Rugby.
Au point de finir première de sa poule, devant l'Equipe de France, défaite par les Pumas lors du match d'ouverture 
(12 - 17).
Opposée en quarts de finale à l'Ecosse, l'équipe sud-américaine va rencontrer un adversaire à sa portée, qualifié difficilement (victoire de 2 points contre l'Italie).
On peut se demander jusqu'où son parcours va amener l'Argentine, aujourd'hui ambitieuse nation du Rugby.
Pour faire un parallèle avec un autre sport collectif, qui aurait misé sur la victoire de la Grèce lors du Championnat d'Europe de Football en 2004 ?

par Phil publié dans : Sport
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Lundi 27 août 2007

eleve.gif En matière d'éducation, le collège suscite des polémiques depuis de nombreuses années, et l'Université est aujourd'hui l'objet de toutes les attentions. Or c'est l'école primaire qui est à l'heure actuelle mise en cause, puisque selon un récent rapport du HCE (Haut Conseil à l'Education), 40% des élèves quittent le CM2 avec de graves lacunes. 
Les non-professionnels de l'éducation et en premier lieu les parents sont désarmés et inquiets face aux politiques suivies par les gouvernements successifs, politiques changeantes qui donnent le sentiment confus que l'on "se cherche" en matière de système éducatif probant :
- la développement de la réflexion personnelle des élèves est prôné et favorisé, mais n'est-ce pas au bout du compte au détriment des acquis de base, lecture, écriture, calcul ?
- le système allemand faisant la part belle au sport est vanté, mais l'instauration d'une éducation plus qualitative et moins quantitative est-elle vraiment acceptée ?
- les rythmes scolaires constituent le thème "serpent de mer" des politiques des Ministres successifs ; à quand une harmonisation claire sur le sujet ? Certaines écoles primaires fonctionnent en semaine de 4 jours, d'autres voient les enfants travailler le samedi matin...
Intuitivement on ne peut s'empêcher de penser que les premières années de scolarité (maternelle et école primaire) sont fondamentales pour l'avenir scolaire des enfants, c'est pourquoi on ne peut accepter un tel gâchis.

par Phil publié dans : Société
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Lundi 20 août 2007

terre-2.gif

La mondialisation ?
- Ce n'est pas une doctrine politique que l'on combat ou à laquelle on adhère,
- Ce n'est pas un concept économique imaginé par les pays développés,
- Ce n'est pas une théorie réservée aux enseignements d'université.

Elle est un fait, historique, qui s'impose à nous, en s'invitant de façon très concrète dans notre vie quotidienne, dans les domaines de l'économie bien sûr, mais aussi de l'énergie, de l'environnement, de l'information...
Elle désigne l'interdépendance de plus en plus forte entre les hommes, les régions, les pays, les continents.  Souvent citée de façon restrictive, au sens de la mondialisation économique, elle est marquée d'une connotation négative (délocalisations, concurrence déloyale...).

La rapidité des moyens de transport et la performance des nouvelles technologies de communication (Internet), en ont grandement favorisé l'émergence et le développement.

La mondialisation est sans doute plus discrète dans ses bienfaits (rapprochement des peuples, politiques concertées, échanges Nord-Sud...) que dans ses travers.
La crise boursière actuelle, qui touche l'ensemble de la planète, pays développés comme émergents, trouve son origine dans un problème économique situé aux Etats-Unis (subprimes). L'interdépendance des systèmes financiers mondiaux favorise d'une certaine façon la contagion du mal, même si les organes de régulation existent (banques centrales). "Plus il y a de dominos posés sur la table, plus la cascade est impressionnante quand un seul domino se renverse".

La mondialisation est-elle un phénomène inéluctable ? Tout l'enjeu consiste à la maîtriser au mieux en se dotant d'outils de régulation les plus efficaces possibles.

 

par Phil publié dans : International communauté : Media - Actualité générale
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