L'"accident" survenu récemment à la
Société Générale est dans tous les esprits, tournés désormais vers les différentes enquêtes en cours. Compte tenu de la gravité du problème, on peut être confiant sur le fait que
les investigations seront très poussées et détermineront les responsabilités des uns et des autres. Les médias pourront alors commenter des faits avérés, ce qui sera toujours mieux que d'étaler
des premières pages sur l'identité et la vie du trader en question, ce qui fut leur réflexe premier, trahissant ainsi leur incompréhension totale de la situation. Sans présager des résultats de
ces enquêtes, on sent bien que le capitalisme financier connait aujourd'hui des dérives et des excès, nourris par la mondialisation, la puissance des moyens informatiques et de
communication, la pression aigüe de la rentabilité. Les produits financiers spéculatifs, les produits dérivés, existent depuis des décennies, mais les volumes
traités sont devenus tellement considérables qu'ils peuvent produire des dangers. Dans ce domaine, comment intervenir autrement que par la
puissance publique des Etats à l'échelle mondiale, afin de mettre en place des règles concertées de régulation ? Sujet majeur pour les prochaines réunions du G8...
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