Coincée entre la crise actuelle des marchés financiers et l'annonce du "plan banlieue", l'information s'est faite plutôt discrète : La France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits
de l'Homme pour avoir refusé l'adoption d'un enfant par une femme homosexuelle. Si le cas faisait jurisprudence, il confirmerait notre pays dans une évolution (+ ou - forcée)
entamée ces dernières années. En effet, c'est d'abord le code civil qui permet (sous conditions) à une personne seule d'adopter. Egalement la création du PACS
(Pacte Civil de Solidarité), au départ sujet à polémique, reconnait notamment la vie commune de 2 personnes du même sexe. Plus récemment encore, la Loi supprime les droits de succession entre
partenaires de PACS. Et aujourd'hui la CEDH (qui rappelons-le, est installée à Strasbourg) rend une décision contraire à une décision de 2002 : elle avait à l'époque débouté un homosexuel
français de sa demande d'adoption.
Cette "clarification" aura au moins le mérite de sortir de l'hypocrisie la plus totale : une personne célibataire n'aura plus à cacher son homosexualité pour formuler une demande d'agrément.
Doit-comprendre que demain, refuser une adoption à un couple homosexuel au seul motif de sa préférence sexuelle, sera considéré comme une discrimination
?
par Phil
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Société
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