Coincée entre la crise actuelle des marchés financiers et l'annonce du "plan banlieue", l'information s'est faite plutôt discrète : La France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits
de l'Homme pour avoir refusé l'adoption d'un enfant par une femme homosexuelle. Si le cas faisait jurisprudence, il confirmerait notre pays dans une évolution (+ ou - forcée)
entamée ces dernières années. En effet, c'est d'abord le code civil qui permet (sous conditions) à une personne seule d'adopter. Egalement la création du PACS
(Pacte Civil de Solidarité), au départ sujet à polémique, reconnait notamment la vie commune de 2 personnes du même sexe. Plus récemment encore, la Loi supprime les droits de succession entre
partenaires de PACS. Et aujourd'hui la CEDH (qui rappelons-le, est installée à Strasbourg) rend une décision contraire à une décision de 2002 : elle avait à l'époque débouté un homosexuel
français de sa demande d'adoption.
Cette "clarification" aura au moins le mérite de sortir de l'hypocrisie la plus totale : une personne célibataire n'aura plus à cacher son homosexualité pour formuler une demande d'agrément.
Doit-comprendre que demain, refuser une adoption à un couple homosexuel au seul motif de sa préférence sexuelle, sera considéré comme une discrimination
?
par Phil
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Au-delà des clivages politiques ou idéologiques habituels, on se rend compte que l'opinion est souvent partagée sur des sujets de société pour lesquels chacun se forge une idée du
minimum à atteindre ou du maximum à ne pas dépasser. Les opinions s'expriment alors en fonction du "positionnement du curseur" décidé ou envisagé par les pouvoirs publics. Font débat à l'heure
actuelle ces sujets de société sur lesquels on positionne le curseur trop bas ou trop haut selon les conceptions de chacun :
- consommation de tabac : fallait-il aller jusqu'à l'interdiction totale de fumer dans les lieux publics ?
- prévention routière : faut-il rehausser le niveau de répression par la multiplication des radars automatiques ?
- sport : faut-il aller plus loin
dans le développement du sport-business, et encourager par exemple les introductions de clubs de football en Bourse ?
- retraites : faut-il
dès-à-présent prévoir un âge légal de départ en retraite à 61 ans pour tous, faut-il procéder plus progressivement ?
Sur ces thèmes, dont la courte liste est loin d'être exhaustive, on a l'impression que les pouvoirs publics "placent le curseur" à l'endroit où le seuil de désaccord de l'opinion
paraît gérable...
par Phil
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En 2007 (bientôt 2008) des gens sont exlcus de la société au point de vivre dans la rue, ou, pire, n'ont pas de toit alors qu'ils occupent un emploi
("travailleurs pauvres"). Les chiffres font peur et traduisent une terrible réalité trop peu modifiée ces dernières années en dépit des actions publiques menées. Souvenons-nous de la "fracture
sociale" de Jacques Chirac, de "l'objectif zéro SDF" de Lionel Jospin, ou du "plan massif en faveur du Logement" de Jean-Louis Borloo. Pour couronner le tout en cette période où le froid sévit
dans notre pays, on découvre que des logements "à loyer modéré" sont en fait indûment occupés par des foyers aux revenus confortables, ou en tout cas bien au-delà des normes prévues. Le Directeur
de Cabinet de Christine Boutin est poussé à la démission pour avoir sous-loué un appartement dont il bénéficiait à loyer (très) modéré. La France des privilèges montre à cette occasion un autre
de ces visages.
Plus que jamais en matière de logement, on peut légitimement s'interroger sur l'efficacité de mesures gouvernementales mises en oeuvre "par en
haut". Comment justifier qu'autant de foyers, y compris actifs, soient dépourvus de logement décent ou de logement tout court, alors que dans le même temps des appartements à objet locatif (ou
dits de "défiscalisation") notamment des villes moyennes, sont vides de locataires ? Pourquoi ne pas imaginer une politique du logement conduite au niveau du Département, ou de
la Région, afin de coller davantage aux besoins locaux ? Les collectivités locales, dans le cadre du mouvement moderne de décentralisation, ne pourraient-elles pas avoir
compétence dans ce domaine ? Le financement, qui resterait assuré par l'Etat, ne serait-il pas mieux utilisé ?
par Phil
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Une des formes d'expression actuelles (regrettable pour le coup) de l'opinion est que l'on veut tout, tout de suite, pour soi-même, et que l'on rend volontiers
autrui responsable de son insatisfaction, notamment quand il s'agit de l'Etat. Les catégories, de toute nature, revendiquent, exigent, protestent. A titre
d'exemple, aujourd'hui, on assiste même à des mouvements d'humeur de supporters d'équipes de football, qui exigent des résultats, menacent de boycott, vitupèrent le pouvoir sportif.
Ici ou là, on veut plus (d'argent, de pouvoir d'achat, de reconnaissance, de droits...) ou moins (de contraintes, de charges, d'impôts...) ; le défilé permanent
des catégories qui mettent en cause les pouvoirs publics s'exprime dans les médias de tout bord.
Nos gouvernants se retrouvent de fait sous une pression accrue du résultat à court terme, et sont acculés à envoyer des signaux "catégoriels". Difficile dans ces conditions de
travailler sur le fond des questions, et d'articuler des politiques de moyen terme tournées vers l'avenir...
par Phil
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On ne sait plus très bien ce que ce mot signifie aujourd'hui tant il regroupe des réalités diverses. En tout cas c'est un fait, et ce n'est pas nouveau, la
situation est grave dans les banlieues. Certains quartiers concentrent tous les maux de notre société contre lesquels il faut lutter : le chômage, l'exclusion,
la précarité, l'inégalité hommes-femmes, le racisme, l'insécurité, la pollution. Ces maux qui rongent une société et la délite un peu plus chaque jour. Les solutions ne sont sans doute pas
très originales mais doivent s'appuyer équitablement sur 2 principes :
la prévention et la responsabilisation.
- La prévention, c'est la recherche de politiques plus efficaces notamment en matière de logement, d'aménagement du territoire, d'infrastructures, mais aussi une meilleure
formation des forces de l'ordre qui travaillent dans les quartiers,
- La responsabilisation des personnes concerne l'éducation, l'aide sociale conditionnée, la participation des habitants à des comités de quartiers.
Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant d'enregistrer de vrais résultats ?
par Phil
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Vendredi 30 novembre 2007
Il est sans doute bien Français de vouloir le changement et dans le même temps que rien ne change. Cette mentalité serait entre autres à l'origine des difficultés de notre pays à se
réformer efficacement. Confrontés à la quadrature du cercle, les gouvernants tentent de gérer bon an mal an les déséquilibres et difficultés qui apparaissent. Jusqu'au moment où,
confronté à des problèmes de fond devenus inéluctables (vieillissement de la population, dette publique, déficits, décalages de situation avec nos voisins européens etc...), le pays n'a d'autre
choix que de mettre en oeuvre des actions restrictives, souvent afin de réaliser des économies. Ce qui nourrit l'impopularité de la réforme...
par Phil
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Dimanche 18 novembre 2007

Notre pays est une fois encore perturbé par des mouvements de grèves dans les transports, mouvements motivés par un désaccord sur la réforme
des régimes spéciaux de retraite. Quelle que soit l'origine du conflit, on a l'impression de revivre le même scénario à chaque mouvement social : un jeu de rôle dans lequel
chacune des parties prenantes (directions d'entreprises publiques, syndicats, gouvernement, médias) reste dans une posture. Plusieurs questions se posent ainsi sur la représentativité des
syndicats, l'efficacité d'un service minimum, la politisation des contestations sociales. Mais il y a sans doute plus grave et plus problématique : notre propre mentalité, frein
principal à bon nombre de réformes.
par Phil
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Tout bien considéré, on passe beaucoup de temps à nous expliquer ce que l'on pourrait ou devrait faire pour pallier le coût élevé du
carburant. Le prix du litre de gazole ou d'essence constitue un grave problème car :
- il grève sensiblement le budget des ménages, et risque donc de peser sur leur consommation et ainsi sur la croissance (ah la croissance...),
- il met en difficulté voire en péril certaines activités, liées au transport,
- il renchérit les prix de certains produits manufacturés et influence ainsi toute la chaîne des prix.
Les alternatives au pétrole cher apparaissent aujourd'hui bien dérisoires et laissent les ménages pour le moins circonspects :
- le co-voiturage ? Encore plus difficile à développer aujourd'hui avec la flexibilité des temps de travail,
- les biocarburants ? Véritablement opérationnels dans combien de temps et à quel coût ?,
- les modes de transport alternatifs et transports en commun ? Inopérants en milieu rural et dans les petites villes,
- des véhicules moins polluants et moins gourmands en carburant ? Le prix d'achat de ces véhicules pose question.
L'imagination des pouvoirs publics devra être assez considérable pour l'emporter sur la résignation face à un problème géopolitique mondial.
par Phil
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Depuis quelques années on
assiste à un dialogue de sourds, de plus en plus prononcé, entre les pouvoirs publics et les ménages, sur la question du pouvoir d'achat. Les Français crient leur capacité de
consommer aujourd'hui réduite, dénoncent le caddie de supermarché de plus en plus onéreux et la stagnation de leurs revenus. Les élus et organismes de conjoncture répètent à tout va que
l'euro n'a pas été un facteur d'inflation, et que l'observation des indices de prix montre une progression très limitée de ceux-ci.
L'épineuse question du pouvoir d'achat est un sujet sensible et crucial, à notre époque où le mot de croissance est sur toutes les lèvres. Cette question, avant tout d'ordre économique, est
également fortement liée à la psychologie du consommateur qui sommeille en chacun de nous.
- On a tendance à occulter certaines dépenses aujourd'hui devenues incompressibles dans les foyers : le budget consacré, par famille, aux abonnements Internet, téléphonie mobile, et
télévision par satellite, est souvent supérieur à 100 E par mois, alors qu'il était inexistant il y a encore quelques années,
- En outre, les esprits sont marqués par l'augmentation très significative de l'immobilier (loyers pour les locataires, prix d'achat au m2 pour les accédants à la propriété) et
du carburant, poste de dépenses très important au sein d'une famille,
- Par ailleurs, certains produits ont sans conteste fortement augmenté ces dernières années, sans que l'on puisse en déduire que le passage à l'euro en soit responsable : on pense aux
produits d'hygiène (augmentations de 50% à 100% en 5/7 ans pour certains d'entre eux).
Tout le noeud du problème est de développer le fameux pouvoir d'achat des Français, en direction, si possible, de produits domestiques, afin de ne pas aggraver notre déficit commercial. Quand on
pense que dans le même temps, la lutte contre le chômage est, à juste titre, une autre priorité, on devine la complexité de la tâche qui attend notre pays par ailleurs en proie à des déficits et
une dette élevés...
par Phil
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L'omniprésence et l'omnipotence des grands médias plongent de plus en plus l'opinion dans l'incrédulité ou la désinformation. Pire, quand certaines élites,
rompues aux effets médiatiques, utilisent les médias dans un but bien précis, cela tient de la manipulation.
Présomption d'innoncence bafouée, nominations annoncées bien avant la date officielle, tranches de vie privée de personnages publics, vrais-faux procès en diffamation, livres "vérité"
etc...
Stop, on n'en peut plus !
par Phil
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